Avec un titre comme ça, il va y avoir un pic de fréquentation du site mais certains risquent d’être déçus…Hé oui, point question de Zizou ou Thierry Henry dans cet article mais d’une affaire bien plus sérieuse : à l’approche du stage de février, vos moniteurs sont allés se remettre en situation (et en condition pour certains) sur le terrain., et le tout dans nos nouvelles tenues bleues. Si vous étiez venus pour le foot, circulez y a rien à voir !
Thierry nous avait donné les consignes : sécurité et itinéraire hors piste, technique dans la pente raide le tout en faisant de la gestion de groupe. En pédagogie, ça s’appelle faire des mises en situation afin de pouvoir faire de la remédiation. Les derniers amateurs de foot qui lisaient encore ces lignes viennent de partir…
Voici donc quelques exemples des mises en pratique que nous avons testées pour vous sur les pentes d’Engelberg ….
Mise en situation n°1 : le groupe a un problème d’hébergement.
Il est 23 heures au plus profond de la Suisse alémanique 1, le chalet où vous comptiez faire dormir votre groupe est fermé. Que faire ?
JC propose de prendre une chambre à l’hôtel. Thierry est plus favorable à un harcèlement téléphonique du loueur.. Daniel est zen, comme d’hab et parle de bivouac. Xavier se dit qu’il n’a peut-être pas bien fait de venir.
Finalement, nous choisissons de faire deux groupes : un groupe à l’hôtel et un groupe dans le camion. Moralité : un moniteur Oxygène se doit d’avoir un camping-car.
Mise en situation n°2 : il y a un blessé dans le groupe.
Trop facile comme situation : on a un blessé dans le groupe ! Pas besoin de simuler un quelconque malaise. Thierry grimace à chaque virage et jette l’éponge en bas de la première descente. Dans un cas pareil, le moniteur devrait raccompagner le blessé. Mais formation oblige : nous l’abandonnons à son sort au départ d’une bleue.
Mise en situation n°3 : il faut faire skier un peu les filles.
C’est Daniel qui s’y colle. L’objectif à atteindre est de fatiguer les filles, sans doute pour que le reste du groupe puisse encore les suivre le lendemain. Il choisit de nous emmener sur le glacier, son terrain de prédilection. Mais là pas de bol : nous trouvons des pentes vierges et juste ce qu’il faut de peuf….pour que les filles se régalent.
A la nuit tombée, les ateliers continuent : JC anime un groupe « LOL » et nous fait découvrir en avant première ses nouvelles blagues. Faudra pas manquer de monter avec lui sur un télésiège au prochain stage. Joëlle et Sof proposent une activité “casse tête” : la répartition des stagiaires dans un chalet. Hé oui, c’est aussi les monos qui font ça, et croyez moi, c’est aussi risqué qu’une descente en hors piste.
Mise en situation n°4 : gestion d’un groupe dans les files d’attente aux remontées.
Et oui, le moniteur est responsable de vous dès que vous avez vos chaussures aux pieds. Nous simulons donc en condition réelle la perte d’une partie du groupe au moment de prendre la télécabine. Une analyse rapide de la situation s’impose pour imaginer toutes les hypothèses :
– ils n’ont pas réussi à se faufiler aussi vite que nous dans la queue. JC est très facilement repérable : il porte un bandeau sous son bonnet, ça fait pas suisse du tout !
– Joëlle est inquiète à l’idée d’avoir laissé ses enfants à la garde de Fred : elle est partie téléphoner.
– ils ont suivi deux belles Suissesses au bistrot (ça nous étonne de Joëlle quand même)
– ils n’ont pas de forfaits : 60 ans de ski à eux deux et pas savoir que c’est obligatoire, faut le faire.
Le plus sage, c’est d’attendre patiemment sur le coté. Finalement JC arrive et me reprend le forfait que Thierry m’avait confié pour que je récupère sa caution…en fait, c’était celui de Joëlle… Avoir tous les mêmes blousons, ça n’a pas que des avantages.
Avis aux monos : Thierry a mis son nom dans son blouson pour pouvoir fouiller tranquillement dans les poches des nôtres !
Mise en situation n°5 : le groupe n’en fait qu’à sa tête.
C’est la hantise du moniteur : rien ne va plus, ça part dans tous les sens, personne n’écoute. Une seule solution démontrée par Joëlle : la fermeté. Elle ne veut donc voir qu’une seule trace et rappelle à Xavier et Daniel qu’on s’entraîne au virage pente raide dans une pente raide et non pas sur un bord de piste à 20%.
Un peu plus tard, c’est à moi que Daniel fait le coup : alors qu’on allait attaquer une petite pente sympa au soleil, il prend le large pour aller repérer une pente à l’ombre. Mais quelle pente ! Il est pardonné au premier virage.
Très “pro”, nous faisons un exercice de mesure de la pente pour savoir si elle convient aux trémoussements que Xavier et Daniel essaient de faire passer pour des virages ad hoc. Après une quinzaine de mouvements de bâtons digne d’une bonne majorette, ils estiment que oui : on est bien dans une pente raide !
Ouf, le cahier des charges du week-end est rempli.
Pour conclure, je ne vous dirai qu’une chose : venez skier, on est fin prêts !
- Détail qui a son importance quand on sait que les Suisses allemands sont hermétiques à toute autre langue que la leur, y compris au langage des signes. ↩
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